Edito



DÉSIR DE LA RENCONTRE
 
On en finit pas de commencer !!!  Pourquoi nous préparer à une naissance qui a déjà eu lieu ? Parce que nous avons besoin de temps pour naître nous-mêmes. Alors que nous avons commencé le temps de l’attente il y a une semaine, c’est aujourd’hui le commencement de la Bonne Nouvelle qui nous permet de revenir vers celui que nous désirons rencontrer.
 
Dieu est né humain il y a deux millénaires et pourtant nous n’avons jamais fini d’en recevoir le fruit. En venant parmi nous, Dieu est entré dans notre temps. Et il le respecte. La patience, n’est-ce pas l’une des expressions les plus abouties de son amour éternel ?
 
C’est elle qui a rythmé la marche du peuple de Dieu : d’Égypte en Terre promise, d’exil en retour au pays, du désert à une terre généreuse… Il y a toujours à franchir une étendue d’eau : hier la mer Rouge et aujourd’hui le Jourdain. Dernier « obstacle » pour quitter le désert, le Jourdain doit être traversé : il va falloir y entrer pour en sortir. Jean-Baptiste accompagne ce chemin de baptême pour que la rencontre avec Dieu réalise sa promesse.
 
Jean-Baptiste nous achemine de l’Alliance historique conclue dans le désert de l’Exode vers l’Alliance définitive en Jésus-Christ. Et ce n’est pas fini… nous avons toujours besoin qu’une voix crie pour nous appeler à vivre cette alliance dans le quotidien de nos vies et de celle de nos communautés.
 
Nous sommes baptisés et pourtant notre baptême nous engage encore et toujours à une rencontre nouvelle avec la justice et la paix. Notre monde en a besoin. Nous sommes solidaires de celles et ceux qui traversent les déserts de la violence. Et nous sommes engagés sur un chemin de compassion.
 
Aujourd’hui, l’un des porteurs de cet appel est parmi nous. Notre évêque vient nous rencontrer pour partager nos aspirations et nos désirs.
Témoin de l’unité du peuple de Dieu il se tient au seuil de nos rivages pour nous encourager à traverser avec patience et espérance notre mission de fraternité ! Bienvenue à Mgr Morerod et aux humains de bonne volonté !
 
                                                                      Philippe Matthey