Edito

EAU DE LA VIE
 
Pas d’eau, pas de vie ! Nous le savons par l’expérience de notre corps et de la nature : une vie asséchée n’est pas une vie car elle manque de cet essentiel qui la nourrit.
 
La Parole de Dieu de ce début de Carême évoque la juste mesure de l’eau dans nos vies et dans la vie du monde : s’il y en a trop, c’est le déluge, s’il en manque, c’est le désert. Paradoxalement, c’est dans ces deux situations que Dieu choisit de réaliser son alliance.
 
Menacée de destruction par le trop plein de la violence des hoimmes la vie est sauvée par Dieu qui se manifeste à Noé en reliant le terre au ciel par un arc en ciel, mélange d’eau et de lumière. Menacée d’étouffement dans l’aridité du désert, la vie est sauvée des tentations du démon qui veut éloigner Jésus de son Père comme de la source.
 
Nous vivons le déluge quand nous sommes submergés par nos soucis et nos égoïsmes. Nous vivons le désert quand nous sommes perdus, en sécheresse d’amour. Dans les deux situations Dieu nous dit sa présence : sa promesse et sa Parole sont nourriture comme pour Noé et pour Jésus.
 
Comme eux il nous a été donné de traverser les eaux pour vivre en alliance avec Dieu : par notre baptême nous avons été baignés dans la juste mesure de l’amour du Père. A la suite de Jésus nous sommes conduits par l’Esprit dans ce temps de Carême pour que nous nous convertissions en croyant à l’évangile.
 
C’est ainsi qu’une petite équipe nous entraîne dans les liturgies de ces  cinq dimanches pour que nous prenions part au changement auquel nous appelle l’évangile…  et l’Action de Carême à sa suite !
 
                                                                   Philippe Matthey